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Quand il ne faut PAS changer d'assurance de prêt
Pourquoi cette page. Nous sommes courtier : nous sommes rémunérés quand vous changez d'assurance. Publier les cas où il ne faut pas le faire va contre notre intérêt immédiat.
Nous le faisons parce qu'un changement inadapté vous coûte plus cher qu'il ne vous rapporte — et parce qu'un client mal conseillé ne revient jamais.
Voici les six situations où nous vous dirons de garder votre contrat actuel.
1. Il vous reste moins de trois ans de prêt
L'économie se calcule sur le capital restant dû et la durée résiduelle. Sur une fin de prêt, le capital est faible et la durée courte : le gain absolu devient marginal, parfois quelques centaines d'euros.
Face à cela : des formalités, un délai de traitement, un risque de refus bancaire, et une nouvelle sélection médicale si vous avez vieilli ou si votre état de santé a évolué. Le jeu n'en vaut généralement pas la chandelle.
La nuance qui compte : si votre contrat actuel est tarifé sur le capital initial et non sur le capital restant dû, vous payez encore le plein tarif alors que votre dette a fondu. Dans ce cas précis, refaire le calcul reste pertinent même en fin de prêt.
2. Vous avez obtenu votre contrat après un risque aggravé de santé
C'est le cas le plus important de cette page.
Si votre contrat actuel a été accepté après un examen médical approfondi — pathologie déclarée, antécédent lourd, convention AERAS — vous détenez un acquis qui ne se retrouve pas mécaniquement. Changer signifie repasser devant une sélection médicale, avec un état de santé qui a pu évoluer et un âge supérieur.
Le risque est asymétrique. Vous pouvez gagner quelques milliers d'euros. Vous pouvez aussi vous voir refuser le nouveau contrat, découvrir que l'ancien a déjà été résilié, et vous retrouver dans une situation de rupture de garantie. Ne résiliez jamais avant d'avoir l'acceptation ferme et écrite du nouvel assureur.
La comparaison est gratuite et n'engage à rien.
Vérifier votre situation3. Votre contrat actuel couvre ce que le marché exclut
Certains contrats groupe bancaires, en particulier ceux souscrits il y a plusieurs années, couvrent les affections dorsales et psychiques sans condition d'hospitalisation. C'est devenu rare.
Si vous exercez un métier du soin, du bâtiment, du transport — bref, un métier où le dos est le premier risque — un contrat plus cher qui couvre les MNO vaut mieux qu'un contrat moins cher qui les exclut. Comparez les garanties avant les tarifs.
4. Vous approchez de l'âge limite des garanties
Les garanties ITT et IPT s'arrêtent généralement à 65 ans. Un nouveau contrat souscrit à 62 ans ne vous couvrira en incapacité que trois ans, alors que votre contrat actuel court peut-être selon des conditions plus favorables négociées à la souscription.
Vérifiez l'âge de fin de garantie des deux contrats avant de comparer les prix.
5. Votre état de santé a changé depuis la souscription
Un diagnostic posé après la signature n'a pas à être déclaré à votre assureur actuel : le contrat est en cours, les garanties sont acquises. En revanche, un nouveau contrat déclenche un nouveau questionnaire de santé, dans lequel cette pathologie devra être déclarée.
Vous risquez alors une exclusion, une surprime, ou un refus — alors que votre contrat actuel vous couvre sans réserve.
L'exception : si votre part assurée reste sous 200 000 € et que le prêt s'achève avant vos 60 ans, la loi Lemoine supprime le questionnaire. Dans ce cas précis, changer redevient sans risque médical.
6. Le gain est réel mais la banque exige une garantie que vous ne pouvez pas obtenir
Votre banque a retenu jusqu'à 11 critères CCSF. Si l'un d'eux porte sur une garantie que votre profil ne permet pas d'obtenir — couverture d'un sport, d'une profession, d'une pathologie — le contrat le moins cher sera refusé, et vous aurez perdu des semaines.
Demandez sa fiche personnalisée d'équivalence avant de commencer. C'est un document obligatoire, elle ne peut pas vous le refuser.
Vous détenez un acquis fragile. Ne changez qu'avec une acceptation ferme et écrite du nouvel assureur en main, et jamais l'inverse.
Prudence maximaleAucun acquis à protéger. Comparez librement, en regardant d'abord les garanties puis les tarifs.
Feu vertLe gain potentiel justifie la démarche. C'est la configuration la plus favorable.
À comparerFin de prêt et tarification déjà dégressive : le gain sera marginal au regard des démarches.
Probablement inutileNotre engagement
Si votre situation relève de l'un de ces six cas, nous vous le dirons — et nous ne toucherons rien. Un comparateur qui ne sait dire que « changez » n'est pas un conseil, c'est un tunnel de vente.
Comparez les contrats adaptés à votre situation
Gratuit, sans engagement, sans toucher à votre crédit.
Comparer les offresQuestions fréquentes
Le changement est gratuit, alors pourquoi ne pas essayer ?
La comparaison est gratuite et sans risque. C'est la résiliation qui l'est moins : si vous résiliez avant d'avoir une acceptation ferme du nouvel assureur, vous pouvez vous retrouver sans couverture. L'ordre des opérations est ce qui compte.
Puis-je comparer sans m'engager ?
Oui. Obtenir des propositions n'engage à rien et ne modifie pas votre contrat en cours. Aucune information n'est transmise à votre banque actuelle tant que vous ne demandez pas la substitution.
J'ai un risque aggravé : dois-je renoncer à changer ?
Pas nécessairement. La convention AERAS et le droit à l'oubli ont fait évoluer les pratiques, et un contrat accepté il y a dix ans peut être largement dépassé. Mais la méthode est stricte : nouvelle acceptation écrite d'abord, résiliation ensuite.
Votre question n'y est pas ? Vérifier votre situation — gratuit, sans engagement.
- Code des assurances — articles L.113-2 3°, L.113-8, L.113-9
- Comité consultatif du secteur financier — critères d'équivalence de garanties, janvier 2015
- Loi n° 2022-270 du 28 février 2022 (loi Lemoine)